Frais bancaires : comprendre les principaux postes et les plafonds légaux

Les frais bancaires apparaissent chaque mois sur le relevé de compte, souvent sous des libellés peu explicites : « cotisation », « commission », « frais de rejet », « frais hors zone euro ». Pris un par un, ils semblent modestes. Additionnés sur une année, ils peuvent représenter une somme notable, surtout lorsque des incidents de paiement s’ajoutent aux frais de fonctionnement.

Ce guide passe en revue les grandes familles de frais bancaires, les plafonds fixés par la réglementation française et européenne, et la méthode pour lire les documents tarifaires que chaque banque doit fournir. Il s’adresse aux particuliers qui veulent comprendre ce qu’ils paient avant de chercher à réduire leurs frais bancaires ou de comparer des établissements.

Réponse directe. Les banques fixent librement leurs tarifs, mais elles ne peuvent prélever que les frais bancaires prévus dans leur documentation tarifaire. Ces frais se répartissent en quatre grandes familles : le fonctionnement du compte (tenue de compte, offre groupée), les moyens de paiement (carte, virements, chèques), les incidents (découvert non autorisé, rejets) et les opérations à l’étranger. Les frais d’incidents sont en grande partie plafonnés par la loi, tout comme certains frais particuliers (compte inactif, succession, saisie administrative). Les autres postes ne sont pas plafonnés : seule la comparaison permet alors de les maîtriser.

Clairnexa n’est pas une banque

Clairnexa est un média d’information et de comparaison. Cet article explique des règles générales. Il ne constitue pas un conseil personnalisé. Pour votre situation, référez-vous à votre convention de compte et à la brochure tarifaire de votre établissement.

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Le principe : liberté tarifaire, mais transparence obligatoire

En France, chaque établissement fixe ses prix. La Banque de France rappelle toutefois une règle simple : seuls les frais bancaires figurant dans la tarification peuvent être débités (Banque de France - Les frais bancaires). Une ligne de frais qui n’apparaît dans aucun document tarifaire n’a donc pas de base contractuelle.

Cette liberté est encadrée de deux façons :

  1. Par des plafonds sur certains frais, principalement ceux liés aux incidents de paiement et à quelques situations particulières.
  2. Par des obligations d’information : brochure tarifaire, document d’information tarifaire standardisé, relevés, récapitulatif annuel, préavis avant toute hausse.

Pour situer l’enjeu, le rapport 2026 de l’Observatoire des tarifs bancaires indique que, selon l’indice de l’Insee, les prix des services bancaires ont augmenté de 2,7 % entre février 2025 et février 2026, contre 0,9 % pour l’inflation générale (Observatoire des tarifs bancaires, rapport 2026). Il s’agit d’une moyenne : l’évolution varie fortement d’un établissement à l’autre.

Famille 1 : les frais de fonctionnement du compte

Les frais de tenue de compte

C’est le prix facturé pour la simple gestion du compte de dépôt, généralement prélevé chaque mois ou chaque trimestre. Ce poste n’est pas plafonné par la loi. Son montant dépend entièrement de la politique de l’établissement : certaines banques le facturent, d’autres non, parfois sous conditions (revenus domiciliés, utilisation de la carte, âge).

D’après l’Observatoire des tarifs bancaires, les frais de tenue de compte figurent parmi les postes qui ont le plus augmenté entre le 1er avril 2025 et le 1er avril 2026 (+3,71 % en moyenne), avec de fortes différences selon les établissements (rapport 2026).

Les offres groupées de services (« packages »)

Beaucoup de banques proposent un forfait mensuel qui regroupe plusieurs services : tenue de compte, carte, assurance des moyens de paiement, parfois une autorisation de découvert ou des alertes. Le rapport 2026 de l’Observatoire relève une hausse moyenne de 2,37 % des offres groupées sur un an.

Une offre groupée n’est intéressante que si les services inclus sont réellement utilisés. Le bon réflexe consiste à comparer :

  • Le prix du forfait.
  • La somme des services utilisés, facturés à l’unité.

Exemple illustratif (montants fictifs) : un forfait à 10 € par mois inclut une carte, l’assurance des moyens de paiement et des alertes SMS. Si, à l’unité, la carte coûte 4 € par mois et que les autres services ne sont pas utilisés, le client paie environ 6 € par mois pour des services dont il ne se sert pas.

La banque à distance

La consultation du compte et les opérations courantes en ligne sont souvent incluses, mais certains services (alertes par SMS, par exemple) peuvent être facturés à part. Il faut le vérifier ligne par ligne dans la brochure.

Famille 2 : les moyens de paiement

La cotisation carte

La carte de paiement fait l’objet d’une cotisation annuelle, variable selon le type de carte (à autorisation systématique, à débit immédiat, à débit différé, haut de gamme). Ce poste n’est pas plafonné. L’Observatoire note une hausse moyenne d’environ 1,6 % des cartes de paiement internationales entre 2025 et 2026.

Pour les conditions des cartes sans cotisation, voir notre guide carte bancaire gratuite : la gratuité s’accompagne souvent de conditions (utilisation minimale, revenus, type de carte) à lire attentivement.

Les frais annexes liés à la carte

Plusieurs frais peuvent s’ajouter à la cotisation : opposition, réédition du code, refabrication anticipée, retraits dans les distributeurs d’autres réseaux au-delà d’un certain nombre par mois. Ils figurent tous dans la brochure tarifaire.

Les virements

Les virements SEPA en ligne sont souvent gratuits pour les particuliers, mais ce n’est pas une obligation légale générale. En revanche, une règle européenne encadre le virement instantané : le règlement (UE) 2024/886 impose qu’il ne soit pas facturé plus cher qu’un virement classique. Selon la Banque de France, cette obligation s’applique depuis le 9 janvier 2025 pour la réception et depuis le 9 octobre 2025 pour l’envoi (Banque de France - Le virement SEPA instantané. Service-Public.fr).

Alignement ne veut pas dire gratuité

La Banque de France précise que le règlement impose un tarif identique entre virement classique et virement instantané, et non leur gratuité. Si votre banque facture le virement classique, elle peut facturer le virement instantané au même prix.

Le virement effectué en agence reste, lui, souvent payant : c’est même l’un des postes dont le prix moyen a le plus progressé selon l’Observatoire (+5,37 % entre 2025 et 2026).

Les chèques et prélèvements

La délivrance d’un chéquier est fréquemment gratuite, mais l’envoi à domicile, le chèque de banque ou l’opposition sur chèque peuvent être facturés. La mise en place d’un prélèvement peut aussi faire l’objet de frais selon les établissements. Là encore, rien n’est plafonné hors incidents : tout dépend de la brochure.

Famille 3 : les frais d’incidents, largement plafonnés

C’est la famille la plus encadrée, car les incidents touchent souvent des personnes déjà en difficulté. Les plafonds ci-dessous sont ceux publiés par la Banque de France et Service-Public.fr (F18777).

La commission d’intervention

Elle rémunère le traitement d’une opération qui entraîne une irrégularité de fonctionnement du compte (par exemple un paiement présenté alors que le solde est insuffisant ou que le découvert autorisé est dépassé). Elle est plafonnée à 8 € par opération et 80 € par mois dans le cas général. Pour les titulaires de l’offre clientèle fragile ou d’un compte ouvert au titre du droit au compte, le plafond est de 4 € par opération et 20 € par mois (Banque de France).

Le chèque sans provision

Avant de rejeter un chèque sans provision, la banque doit prévenir le titulaire du risque d’incident. Après le rejet, elle lui adresse une lettre expliquant les conséquences et les moyens de régulariser (Service-Public.fr, F18777).

Les frais de rejet sont plafonnés, frais de lettre d’information compris :

  • 30 € pour un chèque d’un montant inférieur ou égal à 50 €.
  • 50 € pour un chèque de plus de 50 €.

La Banque de France précise qu’un même chèque rejeté plusieurs fois dans un délai de 30 jours compte pour un seul incident.

Le rejet de prélèvement ou de virement

Lorsqu’un prélèvement ou un virement est rejeté faute de provision, les frais ne peuvent pas dépasser le montant de l’opération rejetée, dans la limite de 20 €. Une nouvelle présentation de la même opération ne doit pas donner lieu à de nouveaux frais. Contrairement au chèque, la banque n’a pas d’obligation d’information préalable dans ce cas (Service-Public.fr).

Les frais de lettre d’information pour découvert

Service-Public.fr indique que la banque n’est pas tenue d’informer le client d’un dépassement de découvert, mais que la plupart envoient une lettre d’information, souvent facturée. Ce frais doit figurer dans la brochure tarifaire.

Les agios : un coût à part

Les agios (intérêts débiteurs) sont les intérêts dus sur la somme en découvert. Ils ne sont pas des « frais d’incidents » au sens des plafonds : la Banque de France précise qu’ils ne sont pas inclus dans le plafonnement applicable aux clients fragiles. Leur taux figure dans la convention de compte ou le contrat d’autorisation de découvert.

Tableau récapitulatif des plafonds d’incidents

Type de fraisCas généralClient fragile (plafond global)Titulaire de l’offre clientèle fragile
Commission d’intervention8 € par opération, 80 € par moisIncluse dans le plafond de 25 € par mois4 € par opération, 20 € par mois
Rejet de chèque sans provision (lettre comprise)30 € (chèque ≤ 50 €). 50 € (chèque > 50 €)Inclus dans le plafond de 25 € par moisInclus dans 20 € par mois et 200 € par an
Rejet de prélèvement ou de virementMontant de l’opération, maximum 20 €Inclus dans le plafond de 25 € par moisInclus dans 20 € par mois et 200 € par an
AgiosNon plafonnés par ces règlesExclus du plafondExclus du plafond
Frais de saisie sur compteVoir ci-dessousExclus du plafondExclus du plafond

Sur petit écran, faites défiler le tableau horizontalement (doigt ou flèches du clavier après sélection du tableau).

Sources : Banque de France, Service-Public.fr.

L’information préalable de 14 jours

Pour tous les frais d’incidents, la banque doit informer gratuitement le client de leur montant au moins 14 jours avant leur prélèvement, en général en fin de relevé de compte. Ce délai permet de vérifier les montants et, le cas échéant, de contester avant le débit (Banque de France. Service-Public.fr).

Les protections pour les clients en situation de fragilité financière

Le plafond automatique de 25 € par mois

Lorsqu’une banque détecte qu’un client est en situation de fragilité financière, elle doit plafonner automatiquement ses frais d’incidents à 25 € par mois, sans démarche de sa part. Selon la Banque de France, ce plafond couvre neuf frais d’incidents, dont les commissions d’intervention, les rejets de chèques ou de prélèvements pour défaut de provision, le blocage de carte et les frais liés à une déclaration d’interdiction bancaire. Les frais de saisie et les agios en sont exclus (Banque de France).

Comment la fragilité est-elle détectée ?

La Banque de France distingue :

  • Des critères réglementaires : dossier de surendettement déclaré recevable, ou inscription au Fichier central des chèques (FCC) depuis plus de trois mois consécutifs.
  • Des critères modulables, dont les seuils sont fixés par chaque banque : ressources créditées sur le compte inférieures à un seuil, combinées à des irrégularités ou incidents répétés pendant trois mois consécutifs, ou à au moins cinq incidents au cours d’un même mois.

La durée du plafonnement dépend du critère : toute la durée de l’inscription pour les critères réglementaires, trois mois au minimum pour le critère modulable, et aussi longtemps que l’offre est détenue pour les titulaires de l’offre clientèle fragile.

L’offre spécifique « clientèle fragile »

La banque doit proposer à ces clients une offre dont le prix est limité à 3 € par mois (hors frais d’incidents). Elle comprend un socle de services : tenue de compte, carte à autorisation systématique, dépôts et retraits d’espèces en agence, quatre virements SEPA par mois dont un permanent, prélèvements, deux chèques de banque par mois, consultation à distance, alertes sur le solde, notamment. Avec cette offre, les frais d’incidents sont limités à 20 € par mois et 200 € par an. Le client peut la refuser ou la résilier (Banque de France).

L’Observatoire des tarifs bancaires constate que le tarif moyen de cette offre s’est stabilisé autour d’un tiers du plafond réglementaire.

Le droit au compte

Une personne qui s’est vu refuser l’ouverture d’un compte peut saisir la Banque de France, qui désigne un établissement. Une fois le compte ouvert, les services bancaires de base sont fournis gratuitement (Banque de France - Droit au compte). Aucune autorisation de découvert n’est accordée dans ce cadre.

Vérifier qu’un plafond s’applique bien

Si vous pensez remplir un critère de fragilité et que vos frais d’incidents dépassent 25 € par mois, interrogez d’abord votre conseiller, puis le service réclamations, puis le médiateur de votre banque. Les frais de saisie et les agios ne sont pas concernés par ce plafond.

Famille 4 : les opérations à l’étranger

Dans l’Union européenne, en euros

Le droit européen pose un principe protecteur : un paiement ou un retrait en euros effectué dans un autre pays de l’Union européenne doit être facturé au même prix qu’une opération équivalente en France. Cela vaut pour les paiements par carte, les retraits et les virements en euros. La banque ne peut pas non plus facturer de frais supplémentaires parce que la carte est utilisée dans un autre pays de l’UE (Your Europe - Paiements dans l’UE).

Attention : selon la même source, ces règles ne s’appliquent pas aux chèques, ni aux cartes émises par des systèmes dits « à trois parties ».

Hors zone euro ou dans une autre devise

Pour un paiement ou un retrait dans une autre devise, la banque peut facturer :

  • Une commission fixe par opération.
  • Une commission proportionnelle au montant.
  • Des frais de conversion liés au taux de change.

Le droit européen ne plafonne pas ces frais de change. Il impose en revanche une transparence : dans l’UE, les frais de conversion doivent être exprimés sous la forme d’une majoration en pourcentage par rapport aux derniers taux de référence de la Banque centrale européenne, et le client doit en être informé avant de valider l’opération (Your Europe).

La conversion proposée par le commerçant

À l’étranger, un terminal de paiement ou un distributeur propose parfois de payer « en euros » plutôt que dans la devise locale. C’est la conversion dynamique de devises : le commerçant ou l’exploitant du distributeur applique alors son propre taux. Il doit vous informer des frais avant l’achat. Comparer ce montant avec celui de votre banque est la seule façon de savoir quelle option coûte le moins.

Les frais liés à des situations particulières

Le compte inactif

Un compte courant devient inactif après un an sans opération ni contact du titulaire. Les frais prélevés sur un compte inactif sont plafonnés à 30 € par an, dans la limite du solde créditeur (Banque de France. Service-Public.fr, F31456). Vider un compte ne le clôture pas : un compte laissé ouvert peut continuer à générer des frais bancaires.

La saisie administrative à tiers détenteur

Lorsque l’administration (par exemple le Trésor public) saisit des sommes sur un compte, les frais bancaires liés à cette saisie administrative à tiers détenteur sont plafonnés à 10 % du montant dû, dans la limite de 100 € par saisie. Les autres formes de saisie (saisie-attribution, saisie conservatoire, paiement direct de pension alimentaire) ne sont pas plafonnées (Banque de France).

Les frais de succession

Au décès d’un titulaire, la banque facture des frais pour traiter le dossier de succession. Ces frais sont désormais plafonnés à 1 % du total des avoirs du défunt détenus dans l’établissement, dans la limite de 857 € (montant au 1er janvier 2026), pour les comptes de dépôt et l’épargne réglementée.

Par une décision n° 2026-1207 QPC du 19 juin 2026, le Conseil constitutionnel a validé ce plafonnement mais censuré les cas de gratuité obligatoire que prévoyait la loi (notamment pour certains petits patrimoines et les titulaires mineurs). Ces cas de gratuité légale ne s’appliquent donc plus. Certaines banques peuvent toutefois maintenir volontairement une gratuité (Banque de France). L’Observatoire relève d’ailleurs que de nombreux établissements appliquaient un seuil de facturation plus favorable que la réglementation.

Des informations encore anciennes en circulation

Des pages publiées avant juin 2026 mentionnent encore des cas de gratuité des frais de succession. Vérifiez la date de mise à jour de l’information que vous consultez.

L’épargne réglementée

Service-Public.fr rappelle que les frais sur les livrets réglementés (livret A, LDDS, LEP, livret jeune, CEL, PEL) sont interdits (F848).

Ce qui est gratuit par principe

Certains services ne peuvent pas être facturés :

  • La clôture d’un compte de dépôt à l’initiative du client est gratuite (Service-Public.fr, F2413). Il faut toutefois laisser une provision suffisante pour les opérations en cours et restituer les moyens de paiement.
  • Le service d’aide à la mobilité bancaire est gratuit : la banque d’arrivée se charge, avec votre accord écrit, de transmettre vos nouvelles coordonnées aux organismes qui vous prélèvent ou vous versent de l’argent, dans un délai total de 22 jours ouvrés (Service-Public.fr, F33881). Notre guide comment changer de banque sans difficulté détaille la procédure.
  • Le relevé de compte périodique (généralement mensuel) est gratuit. Une périodicité différente, à la demande du client, peut être facturée.
  • L’information préalable sur les frais d’incidents et le récapitulatif annuel des frais sont gratuits.

Comment lire une plaquette tarifaire

Les documents à connaître

DocumentContenuQuand l’obtenir
Brochure (ou plaquette) tarifaireListe complète des tarifs de l’établissementÀ l’ouverture du compte, en agence et sur le site internet
Document d’information tarifaire (DIT)Présentation standardisée des tarifs des services les plus représentatifs, pour comparer les banquesEn libre-service et en ligne
Relevé de compteOpérations du mois, frais distingués visuellement et total mensuel des fraisChaque mois en général
Information préalableMontant des frais d’incidents à venirAu moins 14 jours avant le prélèvement
Récapitulatif annuel des fraisTotal des frais de l’année précédente, par catégorieEn janvier

Sur petit écran, faites défiler le tableau horizontalement (doigt ou flèches du clavier après sélection du tableau).

Sources : Banque de France, Service-Public.fr, F848.

Une méthode en cinq étapes

  1. Partir de son propre usage. Avant d’ouvrir la brochure, notez ce que vous utilisez vraiment : type de carte, nombre de retraits hors réseau, virements en agence, voyages hors zone euro, fréquence des incidents.
  2. Lire d’abord le document d’information tarifaire. Sa présentation standardisée permet de comparer plusieurs établissements sur les mêmes lignes.
  3. Chercher les conditions de gratuité. Une mention « gratuit » ou « offert » est souvent assortie de conditions (revenus, nombre d’opérations, âge, ancienneté). Lisez les astérisques et les notes de bas de page.
  4. Vérifier ce que contient une offre groupée. Comparez son prix à la somme des seuls services que vous utilisez.
  5. Repérer les postes « étranger » et « incidents ». Ce sont souvent les lignes les plus détaillées et les plus coûteuses en cas d’usage. Contrôlez que les montants d’incidents respectent les plafonds vus plus haut.

Le récapitulatif annuel : le meilleur point de départ

Le récapitulatif annuel envoyé en janvier indique, par catégorie, le total des frais bancaires payés l’année précédente et le nombre de services concernés. C’est le document le plus utile pour identifier où se concentrent vos frais bancaires : si l’essentiel provient des incidents, la question n’est pas la même que si elle provient de la cotisation carte ou de la tenue de compte.

Que faire en cas de hausse ou de frais bancaires contestables ?

Le préavis de deux mois

Toute modification des tarifs doit être notifiée au moins deux mois avant son application. Sans opposition, le client est réputé avoir accepté. S’il refuse, il peut résilier sa convention de compte sans frais (Service-Public.fr, F848. Banque de France).

Contester un frais

Le parcours habituel est le suivant :

  1. Contacter son conseiller, de préférence par écrit.
  2. Saisir le service réclamations de la banque.
  3. En l’absence de réponse satisfaisante, saisir le médiateur bancaire dont les coordonnées figurent sur la convention de compte et le relevé.

Un frais qui ne figure pas dans la brochure tarifaire, ou qui dépasse un plafond légal, est un motif de contestation. En cas de non-respect de la procédure de mobilité bancaire, Service-Public.fr indique que l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) peut être saisie.

Avantages et limites des plafonds légaux

Ce que les plafonds apportent :

  • Un coût maximal connu pour chaque incident.
  • Une protection renforcée et automatique pour les clients détectés comme fragiles.
  • Une limite pour quelques frais particuliers (compte inactif, saisie administrative, succession).

Leurs limites :

  • Les plafonds s’additionnent : en cas d’incidents multiples, le cas général autorise jusqu’à 80 € par mois de commissions d’intervention, en plus des rejets.
  • Les agios et la plupart des frais de saisie restent hors plafond.
  • La majorité des frais bancaires courants (tenue de compte, carte, offres groupées, opérations hors zone euro) ne sont pas plafonnés.
  • La détection de la fragilité repose en partie sur des critères fixés par chaque banque.

Comparer pour réduire ses frais bancaires

Pour les frais bancaires non plafonnés, la comparaison reste le principal levier. Le ministère de l’Économie renvoie vers un comparateur public des tarifs bancaires. Vous pouvez aussi consulter notre comparatif, nos fiches banques en ligne et notre guide pour choisir la meilleure banque en ligne en France selon des critères explicites. Dans tous les cas, la référence reste la brochure tarifaire en vigueur de l’établissement.

Des offres à comparer pour réduire ses frais bancaires

Une fois vos frais actuels chiffrés, comparez-les avec d’autres offres. Lisez leur brochure tarifaire avec la même méthode en cinq étapes avant toute ouverture de compte.

Banque en ligne

BoursoBank

Partenariat commercial actif

  • Frais de tenue de compte Gratuit, aucun frais de tenue de compte. Source : boursobank.com, vérifié le
  • Frais de carte Carte Visa Welcome physique ou virtuelle gratuite sans condition d'utilisation, pour les cartes commandées depuis le 27/02/2026. Source : boursobank.com, vérifié le
  • Garantie des dépôts applicable Adhérent au FGDR, dépôts garantis jusqu'à 100 000 € par déposant. Source : boursobank.com, vérifié le
Voir les 7 autres critères
  • Retraits Retraits en euros gratuits et illimités, hors zone euro 1 retrait gratuit par mois puis 1,69 % du montant (carte Welcome) Source : boursobank.com, vérifié le
  • Conditions de revenus Sans condition de revenus pour la carte Welcome, le compte ne doit pas être débiteur. Source : boursobank.com, vérifié le
  • Paiements internationaux Paiements par carte en devises gratuits et illimités avec la carte Welcome. Source : boursobank.com, vérifié le
  • Dépôts d'espèces Dépôt d'espèces impossible sur les comptes BoursoBank. Source : boursobank.com, vérifié le
  • Dépôts de chèques Remise de chèque gratuite par courrier, limitée à 250 € sur 30 jours glissants (chèques de banque non limités) Source : boursobank.com, vérifié le
  • Application mobile Applications mobile et tablette gratuites pour consulter et gérer ses comptes. Source : boursobank.com, vérifié le
  • Type d'établissement Établissement de crédit agréé en France, Boursorama SA (marque BoursoBank), filiale de Société Générale. Source : regafi.fr, vérifié le
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Néobanque / établissement de paiement

Revolut

Partenariat commercial actif

  • Frais de tenue de compte Offre Standard gratuite, sans frais d'abonnement ni de tenue de compte. Source : revolut.com, vérifié le
  • Frais de carte Première carte gratuite mais livraison payante (7,99 € en livraison standard), cartes virtuelles gratuites. Source : revolut.com, vérifié le
  • Garantie des dépôts applicable Garantie lituanienne des dépôts (VĮ Indėlių ir investicijų draudimas) jusqu'à 100 000 €, certaines exceptions possibles. Source : revolut.com, vérifié le
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  • Retraits Gratuits jusqu'à 5 retraits ou 200 € par mois glissant, puis 2 % du retrait (minimum 1 €), même règle hors zone euro. Source : revolut.com, vérifié le
  • Conditions de revenus Aucune condition de revenus publiée dans la grille tarifaire ni sur la page des offres. Source : revolut.com, vérifié le
  • Paiements internationaux Change sans frais jusqu'à 1 000 € par mois en semaine, puis 1 % au-delà, et 1 % le week-end. Source : revolut.com, vérifié le
  • Dépôts d'espèces Dépôt d'espèces non disponible, seul un rechargement via Paysafe est possible à 2,5 % par transaction. Source : revolut.com, vérifié le
  • Dépôts de chèques Revolut n'accepte pas les dépôts de chèques. Source : help.revolut.com, vérifié le
  • Application mobile Compte géré depuis l'application Revolut, qui affiche les frais avant chaque opération. Source : revolut.com, vérifié le
  • Type d'établissement Établissement de crédit lituanien, Revolut Bank UAB, via sa succursale française. Migration prévue vers Revolut Bank S.A. (France) le 2 décembre 2026. Source : revolut.com, vérifié le
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Questions fréquentes

Une banque peut-elle prélever un frais qui ne figure pas dans sa brochure tarifaire ?

Non. La Banque de France rappelle que seuls les frais bancaires prévus dans la tarification peuvent être débités. Un frais absent de la documentation peut être contesté auprès de la banque, puis du médiateur.

Quel est le plafond de la commission d’intervention ?

8 € par opération et 80 € par mois dans le cas général. 4 € par opération et 20 € par mois pour les titulaires de l’offre clientèle fragile ou d’un compte ouvert au titre du droit au compte.

Combien coûte au maximum un chèque rejeté ?

30 € pour un chèque de 50 € ou moins, 50 € au-delà, frais de lettre d’information compris. Un même chèque représenté plusieurs fois dans les 30 jours compte pour un seul incident.

Les frais de rejet de prélèvement sont-ils plafonnés ?

Oui : ils ne peuvent dépasser ni le montant de l’opération rejetée ni 20 €. Une nouvelle présentation du même prélèvement ne doit pas entraîner de nouveaux frais.

Les agios font-ils partie des frais d’incidents plafonnés ?

Non. Les agios sont des intérêts débiteurs. Ils ne sont pas inclus dans le plafond de 25 € par mois applicable aux clients fragiles.

Payer par carte en euros en Espagne ou en Italie coûte-t-il plus cher qu’en France ?

Non : en euros dans l’Union européenne, la banque doit appliquer le même tarif qu’à une opération équivalente en France. Les frais de conversion ne concernent que les opérations dans une autre devise.

Fermer son compte est-il payant ?

Non, la clôture d’un compte de dépôt à l’initiative du client est gratuite, tout comme le service d’aide à la mobilité bancaire.

Les frais de succession sont-ils toujours gratuits pour les petits montants ?

Plus obligatoirement. Depuis la décision du Conseil constitutionnel du 19 juin 2026, les cas de gratuité légale ne s’appliquent plus. Seul le plafond de 1 % des avoirs, dans la limite de 857 € en 2026, demeure. Une banque peut maintenir une gratuité de sa propre initiative.

En résumé

  • Les banques fixent librement leurs tarifs, mais ne peuvent prélever que les frais bancaires figurant dans leur documentation tarifaire.
  • Quatre familles de frais bancaires : fonctionnement du compte, moyens de paiement, incidents, opérations à l’étranger.
  • Les frais d’incidents sont plafonnés : commission d’intervention (8 €/opération, 80 €/mois), chèque rejeté (30 € ou 50 €), rejet de prélèvement (20 € maximum, dans la limite du montant).
  • Les clients détectés comme fragiles bénéficient d’un plafond automatique de 25 € par mois, et l’offre clientèle fragile (3 € par mois au plus) limite les frais d’incidents à 20 € par mois et 200 € par an.
  • Compte inactif, saisie administrative et succession font l’objet de plafonds spécifiques. La clôture du compte et la mobilité bancaire sont gratuites.
  • Les paiements et retraits en euros dans l’UE coûtent le même prix qu’en France. Hors euro, les frais bancaires ne sont pas plafonnés mais doivent être annoncés.
  • Le récapitulatif annuel de janvier et le document d’information tarifaire sont les deux outils les plus utiles pour comprendre et comparer ses frais bancaires.

Sources et vérification

Informations vérifiées le 2026-10-15. Une erreur ? Signalez-la.

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