Vous partez en voyage, et une question revient souvent : combien coûtera chaque passage au distributeur de billets ? La réponse dépend moins du pays visité que de trois éléments : la devise retirée, le contrat de votre carte et les choix affichés à l’écran du distributeur. Ce guide explique d’où viennent les frais d’un retrait à l’étranger, ce que le droit européen impose déjà aux banques et aux exploitants de distributeurs, et comment estimer le coût d’un retrait à l’étranger avant de partir.
Clairnexa est un média d’information et de comparaison. Nous ne sommes ni une banque ni un conseiller : cet article donne des règles et une méthode, pas une recommandation personnalisée.
Réponse directe. Dans l’Union européenne, un retrait en euros ne peut pas vous être facturé plus cher par votre banque qu’un retrait équivalent en France dans un distributeur hors de son réseau. Hors zone euro, votre banque reste libre de fixer ses commissions et sa marge de change, mais elle doit les publier. Dans l’UE, la marge doit être exprimée en pourcentage par rapport au taux de référence de la Banque centrale européenne (BCE). Pour limiter la facture, il faut lire sa plaquette tarifaire avant le départ, refuser la conversion proposée par le distributeur après avoir comparé, et adapter la fréquence de ses retraits à la structure des frais.
Pressé de comparer ? Consultez directement notre sélection de services, puis gardez ce guide sous la main pour vérifier chaque critère.
D’où viennent les frais d’un retrait à l’étranger ?
Un retrait à l’étranger peut faire intervenir plusieurs acteurs. Chacun peut prélever sa part, et ces parts ne figurent pas toutes au même endroit.
La commission de retrait de votre banque
C’est la ligne la plus visible. Votre banque peut facturer un montant fixe par retrait à l’étranger, un pourcentage du montant retiré, ou une combinaison des deux. Le niveau dépend de votre carte, de votre offre groupée et parfois du nombre de retraits déjà effectués dans le mois. Ces montants figurent dans les conditions générales et tarifaires de votre banque, que la loi l’oblige à publier (voir plus bas).
La marge de change (ou commission de change)
Si vous retirez une autre monnaie que l’euro, il faut convertir le montant dans la devise de votre compte. Celui qui fait la conversion applique un taux de change. L’écart entre ce taux et un taux de référence constitue la marge de change. Elle est souvent moins visible que la commission de retrait, car elle est « fondue » dans le montant débité.
Le droit européen ne plafonne pas cette marge. La Commission européenne le rappelle dans sa FAQ sur les paiements transfrontaliers : le niveau des frais de conversion reste une décision commerciale de chaque prestataire (FAQ de la Commission, question 9). En revanche, il en encadre la présentation, comme on le verra.
Les frais de l’exploitant du distributeur
Le distributeur n’appartient pas forcément à une banque. Son exploitant peut facturer des frais d’utilisation, distincts de ceux de votre banque. Il peut aussi vous proposer de faire lui-même la conversion en euros : c’est la conversion dynamique de devises (souvent abrégée DCC, pour Dynamic Currency Conversion).
| Couche de frais | Qui la fixe ? | Où la trouver ? |
|---|---|---|
| Commission de retrait | Votre banque | Plaquette tarifaire, document d’information tarifaire, convention de compte |
| Marge de change (si vous retirez en devise locale) | Votre banque | Plaquette tarifaire. Dans l’UE, marge publiée en % du taux BCE |
| Frais d’utilisation du distributeur | L’exploitant du distributeur | Écran du distributeur, avant validation |
| Marge de conversion dynamique (si vous acceptez la DCC) | L’exploitant du distributeur ou son prestataire | Écran du distributeur. Dans l’UE, marge en % du taux BCE |
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Retrait et paiement : deux lignes différentes
Dans la plupart des plaquettes tarifaires, le paiement par carte en devises et le retrait d’espèces en devises font l’objet de lignes distinctes. Vérifiez les deux : le coût d’un voyage dépend de la façon dont vous répartissez vos dépenses entre carte et espèces. Pour une vue d’ensemble des postes, voir notre guide sur les frais bancaires.
Zone euro, UE hors zone euro, reste du monde : trois régimes
Pour un retrait à l’étranger, le point clé est la devise retirée, et non le simple fait d’être hors de France. Selon la page officielle de l’Union européenne, 21 des 27 États membres utilisent l’euro. Six ne l’utilisent pas : la Tchéquie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Suède et le Danemark (Union européenne).
Retrait en euros dans un autre pays de l’UE : le principe d’égalité des frais
Le règlement (UE) 2021/1230 sur les paiements transfrontaliers pose une règle simple : les frais facturés pour un paiement transfrontalier en euros sont identiques à ceux facturés pour un paiement national correspondant, du même montant (règlement 2021/1230, art. 3). Le texte définit l’opération de paiement comme le fait de « verser, transférer ou retirer des fonds » : les retraits sont donc concernés.
La FAQ de la Commission en tire une conséquence concrète : si votre banque vous facture un retrait dans un distributeur hors de son réseau dans votre pays, elle doit appliquer les mêmes frais si vous retirez des euros dans un autre pays de l’UE. La même FAQ précise que la règle ne s’applique pas aux retraits au guichet (FAQ de la Commission, questions 4 et 7).
Deux nuances importantes :
- Égalité ne veut pas dire gratuité. Si votre banque facture les retraits hors réseau en France, elle peut facturer le même montant à Madrid ou à Lisbonne. La Commission souligne que le règlement n’impose pas la gratuité et que les tarifs peuvent différer d’une banque à l’autre (questions 2 et 3).
- Les frais de conversion sont exclus de la règle d’égalité (règlement 2021/1230, art. 3, paragraphe 4). C’est logique : un retrait en euros depuis un compte en euros n’en comporte pas.
Le règlement prévoit aussi qu’un État membre hors zone euro peut étendre cette règle à sa propre monnaie, par une notification publiée au Journal officiel de l’UE (art. 13).
Retrait dans une autre monnaie de l’UE : la transparence obligatoire
Retirer des zlotys à Varsovie ou des couronnes à Stockholm depuis un compte en euros implique une conversion. Ici, votre banque fixe librement sa marge, mais le règlement 2021/1230 lui impose plusieurs obligations (art. 1 et 4) :
- Exprimer le total des frais de conversion en marge de pourcentage sur les derniers taux de change de référence disponibles publiés par la BCE, et communiquer cette marge avant l’opération.
- Rendre cette marge publique de manière compréhensible, sur un support électronique facile d’accès (site, espace client, application).
- Vous envoyer un message électronique contenant cette information, sans retard injustifié, lorsqu’elle reçoit un ordre de retrait au distributeur ou de paiement en magasin libellé dans une devise de l’UE autre que celle de votre compte. Ce message est ensuite envoyé une fois par mois au cours duquel vous effectuez une opération dans la même devise.
- Vous permettre de refuser ces messages, et vous fournir ces informations gratuitement, de manière neutre et compréhensible.
Ces obligations sont issues du règlement (UE) 2019/518, qui a modifié l’ancien texte de 2009. Selon son article 2, l’égalité des frais étendue s’applique depuis le 15 décembre 2019, la transparence de la marge depuis le 19 avril 2020 et le message électronique depuis le 19 avril 2021 (règlement 2019/518). Le texte de 2021 les a reprises à droit constant. Sa version consolidée du 8 avril 2024 n’a pas modifié l’article 4 (version consolidée).
À quoi ressemble le taux de référence de la BCE ?
La BCE publie chaque jour ouvré, vers 16 heures (heure d’Europe centrale), des taux de référence de l’euro contre une trentaine de devises (29 lors de notre consultation). Elle précise qu’ils sont publiés « à titre d’information » uniquement (BCE). C’est un point de repère pour comparer des marges, pas un taux auquel vous pouvez acheter des devises.
Retrait hors de l’UE (dollar, livre sterling, franc suisse…)
Pour les devises qui ne sont pas des monnaies de l’UE, les règles de transparence du règlement 2021/1230 ne s’appliquent pas. La Commission l’indique clairement : le règlement ne vise que les opérations libellées dans des monnaies de l’UE (FAQ, question 13).
Concrètement, pour un retrait à New York, Londres ou Genève :
- Vous ne recevrez pas forcément le message électronique décrit plus haut.
- Votre banque n’est pas tenue par ce règlement d’exprimer sa marge par rapport au taux BCE.
- L’exploitant du distributeur, situé hors de l’UE, n’est pas soumis aux règles européennes d’affichage.
Votre banque reste toutefois tenue, en France, de publier ses tarifs et de vous les remettre (voir la section suivante). La lecture de la plaquette tarifaire devient donc votre principal outil.
| Situation | Égalité avec les frais nationaux | Marge exprimée en % du taux BCE | Message électronique de la banque |
|---|---|---|---|
| Retrait en euros dans un pays de l’UE | Oui (art. 3) | Sans objet (pas de conversion) | Sans objet |
| Retrait dans une autre monnaie de l’UE | Non, sauf extension notifiée par l’État concerné (art. 13) | Oui (art. 4) | Oui, depuis le 19 avril 2021 |
| Retrait dans une monnaie hors UE | Non | Non imposé par le règlement | Non imposé par le règlement |
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La conversion dynamique de devises (DCC) : le choix à ne pas faire à l’aveugle
Comment elle fonctionne
Au moment d’un retrait à l’étranger, certains distributeurs affichent deux options : être débité dans la devise locale, ou être débité en euros « tout de suite ». Dans le premier cas, c’est votre banque qui convertira le montant, à son taux et avec sa marge. Dans le second, c’est l’exploitant du distributeur (ou son prestataire) qui convertit sur place, avec sa propre marge. C’est la conversion dynamique de devises.
La Commission résume ainsi l’enjeu : en choisissant la devise locale, vous ne connaissez le coût exact en euros qu’en consultant votre relevé. En choisissant votre propre monnaie, la conversion est faite immédiatement, moyennant des frais (FAQ, question 19). Le confort d’un montant connu a donc un prix, qu’il faut comparer.
Ce que la loi impose à celui qui propose la DCC
La directive européenne sur les services de paiement (DSP2) prévoit que la partie qui propose une conversion au distributeur ou au point de vente doit informer le payeur de tous les frais appliqués et du taux de change utilisé. Le payeur accepte la conversion sur cette base (directive 2015/2366, art. 59).
Pour les opérations en monnaies de l’UE, le règlement 2021/1230 va plus loin. Avant le retrait, l’exploitant doit (art. 4, paragraphes 1, 3 et 4) :
- Afficher le total de ses frais de conversion en marge de pourcentage sur le taux de référence de la BCE.
- Indiquer le montant dans la devise locale et le montant qui sera débité dans la devise de votre compte.
- Vous informer que vous pouvez payer dans la devise locale et laisser votre banque faire la conversion.
- Mettre ces informations à votre disposition sur un support durable après l’opération.
Selon la Commission, cette marge doit inclure les éventuels frais fixes de la DCC, afin d’être comparable à celle de votre banque, et l’affichage doit rester neutre, sans tailles de police ni couleurs qui pousseraient vers l’un des choix (questions 19 et 20).
Un écran qui oriente le choix
Hors de l’UE, ces règles d’affichage ne s’appliquent pas. Vous pouvez y rencontrer des écrans où l’option « en euros » est mise en avant, ou formulée comme une garantie (« montant garanti », « sans surprise »). Prenez le temps de lire toutes les options. Si aucune marge n’est affichée, vous ne pouvez pas comparer : c’est en soi une information utile.
Exemple illustratif : comparer les deux options
Les montants ci-dessous sont fictifs et servent uniquement à montrer la méthode. Ils ne représentent ni une moyenne de marché ni le tarif d’un établissement.
Vous retirez 1 000 unités d’une devise X dans un pays de l’UE hors zone euro. Supposons un taux de référence BCE de 1 € = 10 X. Au taux de référence, le retrait vaut donc 100 €.
| Élément (illustratif) | Option A : devise locale, conversion par votre banque | Option B : conversion dynamique (débit en euros) |
|---|---|---|
| Valeur au taux de référence BCE | 100,00 € | 100,00 € |
| Marge de conversion affichée | 2 % → 2,00 € | 6 % → 6,00 € |
| Commission de retrait de votre banque | 3,00 € | Selon votre contrat |
| Frais de l’exploitant du distributeur | 2,00 € | 2,00 € |
| Total illustratif | 107,00 € | 108,00 € + commission éventuelle de votre banque |
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Ce que l’exemple montre :
- Les frais de l’exploitant s’appliquent dans les deux cas : refuser la DCC ne les supprime pas.
- La comparaison se fait marge contre marge, ce que la règle du « pourcentage sur le taux BCE » rend possible dans l’UE.
- Votre banque peut, selon son contrat, appliquer une commission de retrait même si l’opération a été convertie en euros par le distributeur. Seule votre plaquette tarifaire permet de le savoir.
Dans cet exemple fictif, l’option A coûte moins cher. Avec d’autres marges, le résultat pourrait s’inverser : c’est pour cela que la comparaison doit se faire au cas par cas, avec les chiffres réellement affichés.
Méthode : estimer le coût d’un retrait à l’étranger avant de partir
Étape 1 : identifier la devise de votre destination
Euros, autre monnaie de l’UE, ou monnaie hors UE ? Le tableau des trois régimes ci-dessus vous dit quelles protections s’appliquent. Si vous passez par plusieurs pays, faites l’exercice pour chacun.
Étape 2 : lire vos documents tarifaires
Votre banque doit publier ses conditions générales et tarifaires et un document d’information tarifaire qui présente les services les plus représentatifs. Si vous êtes client, ces informations vous sont remises personnellement et complètent votre convention de compte (Service-Public.fr). Cherchez :
- La ligne « retrait d’espèces » en euros dans un distributeur d’une autre banque (elle sert de référence pour les retraits en euros dans l’UE).
- La ligne « retrait d’espèces en devises » ou « hors zone euro » : partie fixe, partie proportionnelle, éventuels minimums.
- La ligne « commission de change » ou « frais de conversion ».
- Les éventuelles exonérations liées à votre carte ou à votre offre (nombre de retraits gratuits, plafonds).
Les tarifs sont généralement révisés chaque année et la banque doit vous prévenir au moins deux mois avant l’application des nouveaux tarifs (Service-Public.fr, même page). Vérifiez donc la version en vigueur à la date de votre voyage.
Étape 3 : repérer la marge publiée par rapport au taux BCE
Pour les monnaies de l’UE, cette marge doit être accessible sur un support électronique. Vérifiez si elle couvre l’ensemble des frais liés à la conversion ou si une commission fixe de retrait s’y ajoute : la plaquette tarifaire distingue souvent les deux. Gardez en tête que la Commission précise que les marges peuvent varier dans le temps, par exemple chaque jour, et selon les devises ou les montants (FAQ, question 18).
Étape 4 : lire l’écran du distributeur
Avant de valider, repérez :
- Un éventuel frais d’utilisation facturé par l’exploitant.
- Une proposition de conversion en euros, et la marge affichée.
- Le bouton permettant de poursuivre en devise locale.
Si les frais de l’exploitant vous semblent élevés, vous pouvez annuler et chercher un autre distributeur, à condition de le faire en sécurité.
Étape 5 : contrôler après coup
À votre retour, comparez le montant débité pour chaque retrait à l’étranger avec le taux de référence BCE du jour de l’opération. L’écart vous donne une idée de la marge réellement supportée. Votre relevé mensuel indique le total des frais bancaires et, chaque année en janvier, votre banque doit vous remettre le récapitulatif des frais de l’année précédente (Service-Public.fr).
Les leviers pour réduire, voire éviter, les frais d’un retrait à l’étranger
Choisir la devise locale après comparaison
C’est le levier le plus immédiat. Dans l’UE, la marge de la DCC et celle de votre banque sont toutes deux exprimées par rapport au taux BCE : vous pouvez comparer en quelques secondes. Hors UE, faute d’affichage normalisé, la prudence consiste à ne pas accepter une conversion dont vous ne connaissez pas le coût.
Adapter la fréquence des retraits à la structure des frais
Si votre banque facture une part fixe par retrait, plusieurs petits retraits à l’étranger coûtent plus cher qu’un retrait unique du même total. Si elle ne facture qu’un pourcentage, la fréquence compte peu. Mais retirer de grosses sommes d’un coup a un revers : transporter beaucoup d’espèces expose davantage en cas de vol ou de perte. Il s’agit d’un arbitrage personnel entre coût et sécurité.
Arbitrer entre carte et espèces
Dans de nombreux pays, il est possible de régler une partie des dépenses par carte. Le paiement par carte en devises a souvent sa propre ligne tarifaire : comparez-la à celle du retrait à l’étranger. Le choix de la devise locale vaut aussi pour les terminaux de paiement des commerçants, où la DCC peut également être proposée.
Vérifier ses plafonds avant le départ
Votre carte a des plafonds de retrait et de paiement. La Banque de France indique qu’il est possible de contacter son établissement pour les ajuster provisoirement, par exemple lors d’un déplacement à l’étranger (Banque de France). Un plafond trop bas peut vous contraindre à multiplier les retraits à l’étranger, donc les frais fixes.
Revoir sa carte ou son offre
Certaines cartes ou offres groupées prévoient des retraits en devises exonérés ou un nombre de retraits inclus, souvent en contrepartie d’une cotisation plus élevée ou de conditions d’utilisation. La bonne question n’est pas « quelle carte est gratuite à l’étranger ? » mais « quel coût total, cotisation comprise, pour mon usage réel ? ». Un voyageur occasionnel et une personne qui vit plusieurs mois par an hors zone euro n’ont pas le même calcul. Notre comparatif des banques en ligne présente des données datées et sourcées, et notre guide pour choisir la meilleure banque en ligne en France détaille les critères au-delà des frais à l’étranger.
Pensez aussi aux garanties associées à la carte (assistance, assurance voyage), qui varient selon les gammes : voir comment comparer les assurances des cartes bancaires.
Changer de banque si votre usage le justifie
Si les frais de retrait à l’étranger pèsent lourd dans votre budget, changer d’établissement est une option. Le service d’aide à la mobilité bancaire est gratuit : la nouvelle banque effectue les démarches avec votre accord écrit, et les deux banques disposent au total de 22 jours ouvrés. Il concerne les comptes de dépôt ou de paiement des particuliers, à usage non professionnel (Service-Public.fr).
Comparer avec l’achat de devises avant le départ
Acheter des billets en devises avant de partir peut convenir pour disposer d’une petite somme à l’arrivée. Comparez alors le taux proposé au taux de référence BCE et ajoutez les éventuelles commissions : le principe de lecture est le même que pour un retrait à l’étranger.
Retrait à l’étranger : avantages et limites des principales stratégies
| Stratégie | Avantages | Limites |
|---|---|---|
| Choisir la devise locale au distributeur | Évite une marge de conversion supplémentaire si celle de votre banque est plus faible | Montant exact en euros connu seulement sur le relevé |
| Accepter la DCC | Montant en euros connu immédiatement | Marge souvent à comparer. Affichage non encadré hors UE |
| Regrouper les retraits | Réduit le poids des frais fixes | Plus d’espèces sur soi, risque accru en cas de vol |
| Privilégier le paiement par carte | Moins d’espèces à transporter | Frais de paiement en devises possibles. DCC aussi proposée chez certains commerçants |
| Carte ou offre avec retraits inclus | Coût par retrait réduit ou nul dans les limites prévues | Cotisation, plafonds et conditions à intégrer au calcul |
| Changer de banque | Peut aligner l’offre sur un usage fréquent à l’étranger | Démarche à anticiper. À juger sur l’ensemble des frais, pas sur une seule ligne |
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En cas de problème lors d’un retrait à l’étranger
Carte perdue, volée ou opération suspecte
La Banque de France rappelle qu’il faut faire opposition immédiatement, par exemple via le serveur interbancaire d’opposition au 0892 705 705 (24 h/24, 7 j/7), puis confirmer par écrit à votre établissement. Le délai pour contester une opération non autorisée est de 13 mois pour un paiement ou un retrait effectué dans l’Espace économique européen, et de 70 jours en dehors (Banque de France). Pour vos achats en ligne pendant le voyage, une carte virtuelle peut limiter l’exposition de votre carte principale. Vérifiez auprès de votre banque ses conditions d’utilisation.
Des frais qui ne correspondent pas à votre contrat
Commencez par une réclamation écrite à votre conseiller, puis au service client. Si la réponse ne vous satisfait pas, ou en l’absence de réponse dans un délai de 2 mois (15 jours pour un différend relatif à un service de paiement), vous pouvez saisir gratuitement le médiateur de votre banque, qui doit proposer une solution dans un délai maximal de 90 jours (Service-Public.fr). Pour un retrait en euros dans l’UE, la règle d’égalité avec le tarif national est un argument précis à faire valoir.
Des cartes à comparer avant un voyage à l’étranger
Si vos retraits à l’étranger sont fréquents, comparez votre carte actuelle avec des offres orientées voyage. Vérifiez la commission de retrait, la marge de change et les plafonds dans leurs conditions tarifaires.
Néobanque / établissement de paiement
Revolut
Partenariat commercial actif
- Frais de tenue de compte Offre Standard gratuite, sans frais d'abonnement ni de tenue de compte. Source : revolut.com, vérifié le
- Frais de carte Première carte gratuite mais livraison payante (7,99 € en livraison standard), cartes virtuelles gratuites. Source : revolut.com, vérifié le
- Garantie des dépôts applicable Garantie lituanienne des dépôts (VĮ Indėlių ir investicijų draudimas) jusqu'à 100 000 €, certaines exceptions possibles. Source : revolut.com, vérifié le
Voir les 7 autres critères
- Retraits Gratuits jusqu'à 5 retraits ou 200 € par mois glissant, puis 2 % du retrait (minimum 1 €), même règle hors zone euro. Source : revolut.com, vérifié le
- Conditions de revenus Aucune condition de revenus publiée dans la grille tarifaire ni sur la page des offres. Source : revolut.com, vérifié le
- Paiements internationaux Change sans frais jusqu'à 1 000 € par mois en semaine, puis 1 % au-delà, et 1 % le week-end. Source : revolut.com, vérifié le
- Dépôts d'espèces Dépôt d'espèces non disponible, seul un rechargement via Paysafe est possible à 2,5 % par transaction. Source : revolut.com, vérifié le
- Dépôts de chèques Revolut n'accepte pas les dépôts de chèques. Source : help.revolut.com, vérifié le
- Application mobile Compte géré depuis l'application Revolut, qui affiche les frais avant chaque opération. Source : revolut.com, vérifié le
- Type d'établissement Établissement de crédit lituanien, Revolut Bank UAB, via sa succursale française. Migration prévue vers Revolut Bank S.A. (France) le 2 décembre 2026. Source : revolut.com, vérifié le
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Paiements internationaux
Wise
Partenariat commercial actif
- Frais Ouverture et compte sans frais mensuels, carte à 7 €, conversion dès 0,2 %, retraits gratuits jusqu'à 250 €/mois puis 2,69 %, réception SWIFT en EUR 2,39 €. Source : wise.com, vérifié le
- Fonctionnalités Conversion au taux moyen du marché, transferts programmés, service grands montants, paiement par carte gratuit, frais Interest dès 0,26 %/an. Source : wise.com, vérifié le
- Limitations Pas une banque, pas de garantie des dépôts belge. Fonds cantonnés chez des banques et en fonds monétaires. Placements Assets couverts jusqu'à 20 000 € par le fonds estonien. Source : wise.com, vérifié le
Voir les 6 autres critères
- Type de service Compte multidevise proposé par Wise Europe SA, établissement de paiement agréé et supervisé par la Banque nationale de Belgique (BNB), Bruxelles. Source : wise.com, vérifié le
- Pays disponibles Disponible en France. Le contrat personnel Wise Europe SA s'applique aux clients résidant dans l'Espace économique européen. Source : wise.com, vérifié le
- Devises 40 devises détenues et converties, coordonnées bancaires locales dans une vingtaine de devises, carte utilisable dans 49 devises. Source : wise.com, vérifié le
- Services proposés Compte multidevise, carte de débit, transferts internationaux, réception de paiements de l'étranger, placements Interest et Stocks via Wise Assets Europe. Source : wise.com, vérifié le
- Conditions d'accès Personne physique âgée d'au moins 18 ans et résidant dans l'EEE, vérification d'identité en ligne, aucun dépôt minimum publié. Source : wise.com, vérifié le
- Public (particulier / professionnel) Particuliers, avec une offre distincte pour les professionnels (compte Business et contrat dédié). Source : wise.com, vérifié le
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Questions fréquentes
Un retrait en euros en Espagne ou en Italie est-il forcément gratuit ?
Non. Votre banque doit appliquer les mêmes frais que pour un retrait équivalent en France dans un distributeur hors de son réseau. Si ce retrait est gratuit en France, il l’est aussi dans l’UE. S’il est payant en France, il peut l’être aussi à l’étranger. L’exploitant d’un distributeur peut par ailleurs facturer ses propres frais.
Pourquoi ai-je reçu un SMS ou une notification après un retrait en couronnes ou en zlotys ?
Depuis le 19 avril 2021, votre banque doit vous envoyer un message électronique rappelant ses frais de conversion lorsqu’elle reçoit un ordre de retrait ou de paiement dans une monnaie de l’UE autre que celle de votre compte, puis une fois par mois si vous continuez à utiliser cette devise. Vous pouvez demander à ne plus les recevoir.
Le distributeur me propose de payer en euros : est-ce une arnaque ?
Non, la conversion dynamique est un service légal. Mais ce n’est pas votre banque qui convertit, et la marge appliquée peut être différente. Dans l’UE, cette marge doit être affichée en pourcentage du taux BCE, et l’exploitant doit vous informer que vous pouvez payer en devise locale. Comparez avant de valider.
Ma banque peut-elle appliquer la marge de change qu’elle veut ?
Oui. Aucun texte européen ne plafonne les frais de conversion. En revanche, pour les monnaies de l’UE, la banque doit publier sa marge en pourcentage du taux de référence de la BCE, ce qui permet de comparer les établissements entre eux.
Les règles européennes s’appliquent-elles aux retraits en dollars ou en livres sterling ?
Les règles de transparence du règlement 2021/1230 ne visent que les monnaies de l’UE. Pour un retrait en dollars ou en livres, appuyez-vous sur la plaquette tarifaire de votre banque, qui reste tenue de publier ses tarifs.
Un retrait à l’étranger au guichet d’une banque, est-ce la même chose ?
Pas au regard du règlement : la Commission précise que la règle d’égalité des frais ne s’applique pas aux retraits au guichet. Les conditions d’un retrait à l’étranger au guichet dépendent de la banque étrangère et de votre propre contrat.
Le taux BCE est-il le taux appliqué à mon retrait à l’étranger ?
Non. C’est un taux de référence publié à titre d’information, qui sert à mesurer une marge. Le taux réellement appliqué inclut la marge du convertisseur.
En résumé
- Un retrait à l’étranger peut cumuler trois couches de frais : commission de votre banque, marge de change et frais de l’exploitant du distributeur.
- En euros dans l’UE, votre banque ne peut pas facturer plus qu’un retrait équivalent en France hors de son réseau. Cela ne signifie pas que le retrait est gratuit.
- Dans une autre monnaie de l’UE, la marge de conversion est libre mais doit être publiée en pourcentage du taux de référence de la BCE, et un message électronique vous la rappelle.
- Hors UE, ces règles de transparence ne s’appliquent pas : la plaquette tarifaire de votre banque est votre principale source.
- Face à la conversion dynamique, comparez les marges affichées. À défaut d’information, le choix de la devise locale vous évite une conversion dont vous ignorez le coût.
- Avant de partir : lisez vos documents tarifaires, vérifiez vos plafonds et adaptez la fréquence de vos retraits à l’étranger aux frais facturés.
Sources et vérification
Informations vérifiées le 2026-10-15. Une erreur ? Signalez-la.
- Règlement (UE) 2021/1230 concernant les paiements transfrontaliers dans l’Union (texte codifié) - EUR-Lex - consulté le 2026-10-15
- Règlement (UE) 2021/1230 - version consolidée du 8 avril 2024 (modifiée par le règlement (UE) 2024/886) - EUR-Lex - consulté le 2026-10-15
- Règlement (UE) 2019/518 modifiant le règlement (CE) n° 924/2009 (frais de conversion monétaire) - EUR-Lex - consulté le 2026-10-15
- Directive (UE) 2015/2366 concernant les services de paiement dans le marché intérieur (DSP2), art. 2, 59 et 60 - EUR-Lex - consulté le 2026-10-15
- Commission européenne - FAQ Regulation (EC) No 924/2009 and Regulation (EU) 2019/518 (cross-border payments, currency conversion charges) - consulté le 2026-10-15
- Banque centrale européenne - Euro foreign exchange reference rates - consulté le 2026-10-15
- Union européenne - Pays utilisant l’euro - consulté le 2026-10-15
- Service-Public.fr - Une banque doit-elle informer ses clients de ses tarifs ? (F848) - consulté le 2026-10-15
- Service-Public.fr - Changer de banque : qu’est-ce que la mobilité bancaire ? (F33881) - consulté le 2026-10-15
- Service-Public.fr - Médiateur bancaire : comment le saisir ? (F20523) - consulté le 2026-10-15
- Banque de France - La carte de paiement - consulté le 2026-10-15